Hiver 2024-2025 - A.PLANQUAIS - P.FABER - P.SAPIN et P.MOSCATO

Alexandra PLANQUAIS

Le cyanotype est un procédé ancien, mis au point en 1842 se caractérisant par un tirage monochrome bleu qui varie selon l'intensité de l'exposition au soleil.
La dimension aléatoire et imprévue fait partie du travail ; seuls le soleil et toutes les variables (nuage, intensité...) servent de révélateur. Ainsi chaque cyanotype est UNIQUE.

Série méduses :

"Aussi magnifiques que dangereuses, les méduses sont des créatures, pour moi, intrigantes : leur corps gélatineux sans coquille ni carapace, l'ombrelle sur laquelle est prolongé un axe vertical, les filaments ou tentacules fixés sur le pourtour, leur équilibre, leur déplacement... Elles se sont adaptées à tous les milieux . Il en existe de toutes les formes, de toutes les tailles."

Cette série associe le monde animal, végétal et parfois minéral.

Techniquement, il s'agit d'une photo sous-marine mêlée à plusieurs photos numériques de fleurs pour réaliser un montage. Ensuite, un tirage en cyanotype est réalisé.

Série macro :

La macrophoto est une technique permettant de photographier en très gros plan des éléments de petites tailles. Ici, ce sont des détails de fleurs qui sont mis en avant. L'infiniment petit devient grand.

Dans cette série, certains cyanotypes ont servi de base à un travail graphique au pastel.

Paolo FABER

"J’ai trouvé dans l’art la seule façon de calmer mes peurs et l’angoisse de disparition. Créer de ses propres mains est absolument salvateur. C’est pour un temps être Dieu. Vivre cette toute puissance. Alors je crée mon monde. A l’image de la violence que je ressens."

"Peuplé de formes étranges à cheval entre l’homme et l’animal, le beau et le monstrueux, le proche et le lointain, je cherche des figures qui seraient primitives, ancestrales, comme des archétypes du vivant mort.

Silhouettes tripodes tenant de l’animal ou de l’outil, mues anthropomorphes, gardiens-vestiges, miradors ou totems, mes productions ne sont rien d’autre que des béquilles à subsister, des réponses à l’énigme irréductible du devenir où les sculptures, dans toute leur puissance testamentaire, restent seules, épaves à marée basse, autonomes et perplexes, comme en un théâtre déserté."

Park SAPIN

"Comment toucher le regard et l’esprit par le biais de la couleur et de la forme ? Que faire pour partager avec mes semblables des émotions, fragments de sentiments ou préoccupations diverses ? La peinture de la renaissance est définie partiellement comme « une pensée non verbale » par l’historien d’art Daniel Arrasse. Mon geste plastique se nourrit de cela et pourtant la figure humaine n’est plus. Un geste vif déploie les formes minérales cernées de noir, l’abstraction revendiquée comme l’ultime bouclier à ce qui serait l’exposition crue de la réalité. Que ce choix ne trompe personne, les surfaces ne mentent pas lorsqu’elles s’alignent, s’organisent, ou se bousculent sur le format choisi.

Ainsi, l’oeil parcourt à son gré les formes et les espaces qui naissent entre elles, l’esprit joue à se perdre.
C’est de cette manière que je souhaite ouvrir le dialogue sur mon travail."

"Installé à l’heure actuelle dans un atelier à Dieppe, je poursuis mon travail autour d’idées simples telles que l’apparition, la fragmentation, l’effondrement, et m’interroge sur les rapports entre le partiel et le tout.

Mes techniques de prédilection sont centrées autour du geste qui part de l’épaule. Peinture grand format, impression directe ou travail digital sont les piliers sur lesquels j’appuie ma pratique."

Pasquale MOSCATO

"Mon travail s’articule autour de quelques questionnements : peut-on encore
inventer des images ? Peut-on encore inventer de nouvelles histoires ? Comment la
représentation artistique peut-elle se démarquer à une époque de sur-
représentation médiatique ? Comment faire une image unique à partir d’images
médiatiques ?
J'ai trouvé quelques éléments de réponse dans une pratique plastique qui
tisse des liens continus entre l’histoire de l’art et les images médiatiques, entre le
passé et le présent : essentiellement dans le traitement du corps et dans l’utilisation
post-moderniste d’images plus ou moins iconiques de l’histoire de l’art (du corps à
la nature morte) ainsi que dans la multiplicité des médiums traditionnels utilisés :
gravure, peinture, dessin, fusain …"

Série Bonne Maman :

"Acrylique sur papier marouflé.
Dans la série des pots de confiture Bonne Maman je pars d’une image imprimée, une image publicitaire multiple pour en faire une image unique et picturale.


L’agence publicitaire faisant elle-même référence à la tradition de la nature morte très en vogue à partir du 17ème siècle dans la Hollande protestante. On se retrouve ainsi dans une sorte de retour en arrière au point même que dans la photographie publicitaire, des coups de pinceaux sont parfois visibles."

Série Histoire de l’art :


Acrylique sur toile.
"Dans cette série je ré-interprète des figures emblématiques de l’histoire de l’art (l’odalisque ou Vénus par exemple) en cherchant toujours à mettre en
avant un certain inachèvement."

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